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Pour une douche avec toi, je ferais n'importe quoi^^ | Calis

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Calista Kaligaris
[ SEXIEST |ADDICTED ] "Le mot 'parfait' nous définis le sex est notre mode de vie"


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MessageSujet: Re: Pour une douche avec toi, je ferais n'importe quoi^^ | Calis   Mar 8 Avr - 23:28

Voilà que quelques minutes après avoir repris leur sérieux, ils recommençaient...On aurait dit que c'était un automatisme chez eux, quelque chose qui était en eux, une attirance incontrôlable. Peu importe ce qu'ils feraient, maintenant qu'ils avaient recollé les morceaux, ils se retrouveraient toujours dans une situation assez...intime? C'était comme ça entre eux, rien à faire, rien ne les séparait en cet après-midi humide. En le voyant quasi jongler avec les boissons et les verres, Cali en conclut qu'il avait forcément été barman. C'était obligé, car il savait vraiment comment s'y prendre, quelle dose mettre. La rouquine, de son côté, avait toujours préféré être servie plutôt que de servir. Elle n'avait jamais eu de talent pour préparer les boissons alcoolisées. Ou bien elle les achetait toutes faites, ou bien elle se rendait dans un club où les barmans étaient à sa disposition. Et puis se faire servir par Sebastiano avait un petit quelque chose de bien particulier. Surtout qu'il était toujours à moitié nu, seulement un boxer cachait les parties les plus intimes de son corps que Cali connaissait déjà par coeur.

« Les temps changent Seb, les gens changent...Moi la première! Enfin, pas tant que ça au fond, mais je dois avouer que j'ai un faible pour l'alcool...et pour les italiens qui me préparent des cocktails, évidemment! »

Calista haussa les épaules gentiment en affichant un sourire angélique. La jeune femme fut particulièrement satisfaite lorsque, par la suite, il se crispa pendant qu'elle suçait son doigt enduit de chocolat liquide. Sebastiano avait trouvé un de ses points faibles là, la jeune rouquine avait toujours adoré jouer avec la nourriture pour ensuite passer un peu de bon temps! Sans tarder, et sans prévenir non plus, le bel italien approcha le tube de chocolat du cou de la belle et ne se gêna pas pour en laisser couler une partie sur elle. Le chocolat noir coulait de son cou jusqu'à ses seins. Elle le regarda avec un air outré pendant qu'il prenait, quant à lui, un air totalement innocent! La jeune femme ne fut pas surprise en le voyant prendre appuie sur le comptoir pour approcha sa langue de son cou puis de ses seins. Cali se crispa doucement, frissona lorsqu'elle sentit son doigt qui venait achever le nettoyage sur ses seins.

« Quel idiot, faudrait pas que tu salisses ma robe hein...T'imagines? Je serais obligée de l'enlever! »


Sans s'annoncer, Calista lui vola la bouteille de chantilly qu'il avait déposé sur le comptoir et se leva pour contourner le comptoir qui les séparait. La rouquine fit elle aussi semblant de mal visé et en mis un peu partout sur ses pectoraux bien dessinés. Elle le regarda l'air de dire "oh mais quelle maladroite je suis" et immédiatement, elle s'approcha de lui et laissa glisser sa langue un peu partout sur son torse. Une fois qu'elle eut tout avalé, elle remit un peu de crème sur son doigt et vint l'étendre juste au coin de ses lèvres...

« Oh tiens, regarde il y en a encore un peu ici... »


La belle se hissa sur la pointe de ses pieds pour atteindre sa bouche, effleura à peine ses lèvres puis lécha la mousse blanche qui était au bord de la bouche de Sebastiano qui, à présent, devait à nouveau être en chaleur. Elle laissa alors la bouteille de chantilly de côté et prit le tube de chocolat, en mis sur le bout de son doigt à nouveau mais cette fois-ci, elle glissa son doigt dans la bouche du bel italien qu'elle avait collé contre le comptoir froid de marbre...
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Sebastiano Vincente
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MessageSujet: Re: Pour une douche avec toi, je ferais n'importe quoi^^ | Calis   Mer 9 Avr - 2:26

    La chaleur étouffante qui régnait dans la piscine s’était comme qui dirait déplacé vers la cuisine, elle suivait en faite les deux corps en ébullition de Sebastiano et Calista, quoiqu’ils disent, ou fassent pour en quelque sorte se fuir, au bon du compte, ils revenaient toujours l’un vers l’autre ! Alors qu’il essayait de se concentrer sur autre chose que sur elle, mettant toute son énergie et son talent dans la préparation du cocktail, la présence de Cali’ n’avait de cesse de le troubler, malgré tout il réussissait à maîtriser la situation en gardant toute son attention sur le shaker qu’il manipulait avec dextérité. Heureusement qu’il avait finit parce qu’en entendant la fin de la phrase de Cali’, Seb’ ouvrit de grands yeux, non pas qu’il ne s’en doutait pas, mais dit clairement ça faisait un tout autre effet ! Il versa alors le cocktail dans les verres à pied, ouvrant par la suite le pot d’olive pour un piqué deux avec un cure dent et le posé sur le verre, de façon à avoir une belle présentation plutôt original avec le liquide rose. Un effet sucré/salé et alcoolisé qui était loin d’être désagréable. Tout en rangeant ce qu’il avait utilisé pour le cocktail, Seb’ répliqua :

    « Les gens ne changent jamais au fond Cali’, la preuve, même après tant d’année j’ai toujours autant de mal à me concentrer quand tu es près de moi ! »

    Un large sourire charmeur, un ton provocateur et aguicheur, quelques gouttes d’eau coulant encore sur son torse, son visage, ses jambes, Sebastiano transpirait le sexe par tout les pores de la peau et il adorait sentir l’effet qu’il faisait à Calista qui ne pouvait cachait ses lèvres rosies et gonflées par le désir, ni même ses joues qui s’empourprent au fur et à mesure que son regard glisse sur le corps de l’italien. C’est ainsi que très rapidement il se retrouva à lécher le cou, l’épaule et le haut des seins de Cali’, parce qu’il savait très bien ce qu’elle aimait, où la toucher, où l’embrasser, comment le faire, il la connaissait par cœur et c’est pour cela qu’il arrivait à lui donner du plaisir sans même aller jusqu’à des gestes plus qu’intime ! Suçant son doigt devant elle sans aucune gêne, il ne la quittait pas du regard alors qu’elle faisait le tour du comptoir pour venir à ses côtés. Sebastiano sentit alors la mousse froide de la chantilly s’étaler sur ses pectoraux, mais bien vite la langue chaude de Cali’ vint recueillir la neige blanche…

    « Arrête… »

    Avait il dit dans un souffle, à bout de nerf, il sentait qu’il perdait totalement les pédales, mais elle ne s’arrêta pas, puisqu’elle eu le culot d’en déposer près de ses lèvres, agaçant ses lèvres avec sons souffle chaud, s’aidant du bout de sa langue pour récupérer le peu de chantilly présente. Et pour en rajouter un peu plus, elle s’enduit de chocolat le doigt et le plaça dans la bouche de Sebastiano, il le suça en la regarda intensément, mordillant même le bout de son doigt, puis il l’enleva de sa bouche et envoya une rasade de chocolat dans sa bouche, laissant retomber le tube par terre, Seb’ prit dans ses deux mains le visage de Calista et l’embrassa à pleine bouche en lui faisant goûter au fruit défendu…Elle avait gagné…

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Calista Kaligaris
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MessageSujet: Re: Pour une douche avec toi, je ferais n'importe quoi^^ | Calis   Mer 9 Avr - 3:01

Chacun leur tour, les anciens amants qui semblaient vouloir remettre ça s'aguicher l'un après l'autre. D'abord Sebastiano avait bien fait mariner Calista pendant qu'elle conduisait, ensuite elle s'était bien vengée dans la piscine. Ils avaient décidé de stopper ça là avant que ça n'aille trop loin, mais à peine étaient-ils entrés dans la maison pour se rafraichir un peu les idées avec un cocktail qu'ils avaient recommencé leur petit jeu. Calista n'en pouvait tout simplement plus, elle ne savait même plus ce qu'elle faisait. Son attirance et ses sentiments toujours bien présents pour le bel italien qu'elle avait appri à connaître par coeur la menait par le bout du nez et l'entraînait vers un endroit pas forcément plaisant. La belle était toujours amoureuse de lui. Follement, passionément. En cinq ans, ils n'avaient jamais quitté son esprit. Chaque fois qu'elle faisait l'amour avec un autre homme, elle pensait sans cesse à lui, à cette nuit où elle avait été la plus heureuse sur terre, parce même bien saoule, elle savait ce qu'elle faisait. Et là aussi elle savait ce qu'elle faisait et ce qui lui faisait peur, c'était que Sebastiano lui, ne le sache pas. Qu'il fasse ça simplement par plaisir, pour jouer avec elle. Calista voulait qu'il ait besoin d'elle, qu'il pense à elle et qu'il ait envi d'elle, pas seulement du sexe pour du sexe. C'était un beau rêve...Eh merde!

Et puis là, tout à coup, le temps s'arrêta quand Sebastiano vint aggripé ses lèvres dans un baiser chocolaté et passionné en tenant son visage entre ses mains. Calista y répondit avec fougue et désir, jouant doucement avec sa langue. Ce baiser là, elle l'avait tant espéré, rêvé pendant si longtemps...La jeune rouquine dû toutefois y mettre fin en décollant légèrement, mais à peine, ses lèvres des siennes pour reprendre son souffle. Ses bras s'étaient enroulés par instinct autour de son cou, ses ongles le faisaient frémir par ses caresses dans son dos et son corps était scotché au sien. Cali le regardait avec intensité. Ses jolis yeux émeraude brillaient mais on pouvait aussi y lire un doute, de la peur, des questionnements que Sebastiano comprendrait forcément.

« Qu'est-ce qu'on fait, là? J'ai attendu ça si longtemps, je le voulais, mais toi...? »

Calista avait soufflé ces quelques mots, ils étaient à peine perceptibles mais il les avait forcément entendu. Elle était si inquiète à présent. Elle avait peur d'avoir mal, mais en même temps elle s'en fichait. La jeune rouquine avait repri ses caresses, ses mains se baladaient à présent sur son torse, ses lèvres taquinaient les siennes gentiment. Parfois les baisers étaient doux, d'autres fois elle pressait ses lèvres sur les siennes avec désir et gourmandise. Pourtant, elle espérait qu'il l'arrête, qu'il la serre dans ses bras en lui chuchottant qu'il en avait envi aussi pour les bonnes raisons.

« J'ai pas envi d'arrêter, tellement pas envi...Tu me troubles, tu peux pas savoir, j'me comprend plus, j'y comprend plus rien... »

Calista bécottait son cou, ses épaules, son torse, pour finalement revenir agacer ses lèvres encore chocolatés, le dessous de son menton, ses joues, ses oreilles. Son souffle était court, tout comme celui de Sebastiano, mais elle ne savait pas ce qu'il voulait lui, et elle avait au fond d'elle l'absolue certitude qu'il allait arrêter tout ça, encore...
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Sebastiano Vincente
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MessageSujet: Re: Pour une douche avec toi, je ferais n'importe quoi^^ | Calis   Mer 9 Avr - 15:07

    On ne peut pas aller contre notre propre volonté, contre nos envies, nos pulsions, ils le savaient et pourtant, ils ont voulu se défier et jouer ensemble avec le feu…Sebastiano était en train de s’y brûler les ailes et le cœur, il ne savait plus du tout où il était, ce qu’il ressentait, ce qu’il aurait du faire, ou ne pas faire. Tout s’embrouiller dans l’esprit déjà confus de l’italien qui n’avait aucune idée de ce que tout ça allait donner quand tout deux auraient pleinement conscience des choses. Mais à cet instant précis plus rien n’avait d’importance à leurs yeux, le monde extérieur n’existait plus, la Terre s’était arrêté de tourner, les éléments n’y changeraient rien, tout comme les Dieux ou les astres…Ce moment était à lui, à elle, à eux, personne n’y pourrait rien, c’était elle et lui, ici, et maintenant, sans personne pour les juger, sans garde fou, sans présence d’alcool dans leur idylle…Tout ça ne résultait pas seulement d’un vulgaire jeu, c’était enfouis en eux depuis si longtemps, ça devenait réellement au fur et à mesure qu’ils s’embrassaient. Sebastiano avait l’impression qu’à travers ce baiser, Calista lui avait insufflé un souffle de vie, c’est comme si son cœur battait pour la première fois, tel un nouveau né il était en train de réapprendre à vivre, et non continuer de survivre comme il le faisait depuis près de 5 ans…Il n’avait de cesse de penser à elle, il ne s’était pas écoulé un seul jour sans qu’il ne se remémore leurs rires, leurs souvenirs, son sourire, son regard, son parfum, Seb’ se souvenait de tout. Mais à présent il savourait l’instant, goûtant à ses lèvres sucrées et si douces qui lui avaient tant manqué durant toutes ses longues années…

    Le souffle leur manquait, collés l’un à l’autre, reprenant leur respiration calmement, c’est comme si le cerveau de Sebastiano fut lui aussi ré oxygéné, il comprit qu’il était en train d’embrasser une femme fiancée à un autre, une femme dont les parents ne pouvaient plus le voir en peinture tant il avait fait de mal à leur fille, il lui avait prit sa virginité pour abandonner par la suite…Les larmes, la douleur, les doutes, les questions, tout lui revint en mémoire alors que ses yeux affolés cherchaient ceux de Calista pour y trouve rune quelconque réponse, un certains réconfort, un apaisement, mais tout ce qu’il y trouvé c’est les mêmes doutes que lui…Il avait envie d’elle, de tout son être, il la désirait, son corps criait le besoin de d’une étreinte charnelle, mais son esprit lui interdisait d’aller plus loin, quand à son cœur…Il n’en savait rien, il n’entendait que les battements sourd de cette organe bourdonner dans ses oreilles…


    « Je sais pas, je sais plus…On doit pas…Calista… »

    Avait il prononcé sans aucune volonté, sans aucun courage pour arrêter tout ça, comment aurait il pu en avoir alors qu’il sentait sur son corps les mains de Cali’ exercer des caresses plus douces les unes que les autres, alors que dans un élan de fougue incontrôlé, et incontrôlable, Sebastiano avait capturé les lèvres de la jolie rouquine pour s’empresser de l’embrasser…Sa drogue c’était elle. Comme si il avait un besoin sans borne de sa présence, de son souffle, de ses baisers, de ses yeux, son sourire, son rire, besoin d’elle tout simplement…Et pourtant, ils ne devaient pas. Il ne fallait pas. C’est ainsi que les mains si froides de l’italien se posèrent sur celles de Cali’, l’arrêtant tendrement dans ses mouvements sur son torse, détournant le visage du sien pour venir l’enfouir dans son cou, il du faire preuve d’un énorme courage pour arriver à articuler les mots qui sortirent de sa bouche avec émotion…

    « Arrête…On peut pas. Je suis désolé. Pardonne moi Cali’…Si les choses étaient différentes, si les gens étaient différents, si je n’étais pas partit il y a cinq ans, si tu n’étais pas fiancée, si je n’étais pas accro à de la coc’…Mais tu sais qu’avec des « si » on s’inventer une vie, et la notre est déjà toute tracée. »

    Crispant sa mâchoire avec force, retenant les larmes qui menaçaient de couler sur ses joues, il déposa un tendre baiser sur son front en murmurant un bref « Je vais y aller. » et sans attendre de réponse de sa part, il se détacha d’elle et remonta dans la salle de bain chercher ses affaires, le cœur lourd, le regard triste, et le corps encore en transe…

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MessageSujet: Re: Pour une douche avec toi, je ferais n'importe quoi^^ | Calis   Mer 9 Avr - 23:42

Toujours agacée par ses vieux sentiments qui avaient si vite refaits surface, la jeune Calista, toute ébranlée après ce baiser si passionné, dû faire des efforts surhumains pour ne pas pleurer, pour ne pas montrer qu'elle était affectée. Elle ne voulait pas qu'il voit à quel point elle était amoureuse de lui, que pendant cinq ans, elle l'avait tant désiré. Toutes ces années avaient passé si lentement, chaque jour elle le voyait partout, l'imaginait débarquer en Grèce ou bien recevoir un appel innattendu de sa part. Ce n'était jamais venu et Cali n'en fut pas surprise. Quelque chose s'était brisé entre eux après cette fameuse nuit. En se donnant l'un à l'autre, ils avaient aussi perdu leur innocence d'enfant, tous leurs beaux souvenirs prenaient un autre sens. L'amour à 16 ans? Ça ferait peur à n'importe quel gamin et avec le recul Calista l'avait compris, avait cessé de lui en vouloir. Et encore, si elle aurait pu avoir une belle vie, mais ce n'était pas le cas. Il n'était plus là, premièrement. Deuxièmement, elle était prise dans un couple où son petit ami la tabassait quelquefois, sans jamais l'aimer. La jeune rouquine se sentait toute petite dans ses bras mais pourtant à l'abris de tout. À l'abris du regard des autres, de Kostos, de tout ce mal qui s'était acharné sur elle pendant cinq ans jusqu'à ce qu'elle atteigne le fond du gouffre. Elle avait tant besoin de lui...

Calista fut brisée à nouveaux par les paroles qu'il prononçait. Pourtant, elle s'y attendait. Elle savait qu'en se risquant dans ce petit jeu, il en sortirait probablement tout à l'envers, le coeur brisé plus que jamais. Plus que cinq ans auparavant. Cette impression si désagréable de sentir un pieu s'enfoncer dans son coeur revenait, Cali la connaissait. La jeune femme était désorientée, peinée et découragée par la vie qui décidemment ne lui laissait jamais une seule petite chance. Elle avait été dans les bras d'un adolescent fantastique qui l'aimait de tout son coeur et on le lui avait enlevé. Maintenant, ça recommençait. La belle avait l'impression que lui enlevait à nouveau cet homme qui avait changé mais qu'elle aimait toujours passionément. Sans lui, il n'y avait tout simplement rien du tout. Calista n'avait simplement pas de vie. Il avait toujours été, depuis son plus jeune âge, son confident, son protecteur, son esprit, ses yeux. Sans lui, elle était si petite, si intimidée par tous ces grands qui jouaient les gros durs avec elle. Pourtant, avec le temps, une carapace s'était battit autour d'elle, éloignant sans cesse les gens...Sebastiano lui dit simplement qu'il devait y aller. Il ne prit pas la peine de la laisser répondre, sachant très bien qu'elle allait rouspéter ou pire, pleurer. Il s'éloigna, la lâcha, on aurait dit qu'il le faisait à contre-coeur. Cali le laissa monter à l'étage, dans la salle de bain où étaient ses affaires. Sans bouger, elle resta là, comme morte, sans âme.

La jeune rouquine, les yeux pleins d'eau, monta jusqu'à la salle de bain pour le rejoindre. Elle ne dit pas un mot, le regarda prendre ses affaires. Elle était dans le cadre de porte, les larmes ruisselaient sur ses joues qui avaient perdu leur belle teinte rosée. Sans un mot, elle le suppliait.

« Me laisse pas...J'ai besoin de toi, tu comprends? J'suis prête à faire n'importe quoi pour que tu sois à nouveau auprès de moi. Je vais pas me laisser faire cette fois, pas encore. J'ai 21 ans et je suis assez vieille cette fois pour comprendre ce que je ressens et pour savoir ce que je dois faire... »

Sa voix tremblait, les mots lui manquaient. Oh oui, cette fois, Calista allait tout faire pour le garder auprès d'elle. Elle allait lui faire cracher ce je t'aime qu'elle avait tant rêvé. Tout au fond d'elle, la belle gardait espoir. Il le fallait, sinon depuis longtemps elle aurait été anéantie par le malheur qui s'acharnait sur elle sans arrêt. Tout en sanglotant silencieusement, Cali s'approcha doucement de lui et vint se blottir dans ses bras si réconfortants, même s'ils semblaient hésitants. Elle ne fit rien d'autre que de poser sa tête sur son épaule pour pleurer en silence.

« Tu sais, cette route toute tracée comme tu dis, moi j'ai pas envi de la suivre. Je veux pas être comme tous ces robots qui se lèvent chaque matin, sans amour, et qui répète sans cesse la même routine mortelle. Je veux être heureuse, Seb. Mais j'ai besoin de toi. Et ça, je l'ai jamais dit à personne auparavant, mais là je suis désespérée. Je sais plus quoi faire, j'ai besoin de mon meilleur ami, de celui qui me donne du courage. J'en ai rien à faire de cette vie pourrie que je mène... »

Calista se détacha de lui, caressa sa joue avec sa main. En se retournant, elle fit face à la toilette dans laquelle elle jeta son alliance dedans puis tira finalement la chasse d'eau. Puis elle quitta la salle de bain...
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MessageSujet: Re: Pour une douche avec toi, je ferais n'importe quoi^^ | Calis   Dim 13 Avr - 14:41

    Que pouvait il faire d’autre hein ?! L’embrasser encore et encore, commettre l’irréparable, faire l’amour à une fille qu’il aimait mais qui était fiancée et déjà promis à quelque un d’autre ?! Et après, ils s’arrangeraient pour se cacher, se voir dans le dos de Kostos, dans le dos des parents de Calista, dans le dos des habitants de cette ville qui se connaissaient tous ? Une seule erreur de leur part et tout se retournerait contre eux. Leur amour était tabou, leur liaison n’avait pas d’avenir, et ils le savaient tout les deux, les parents de Calista ne portaient pas Sebastiano dans leur cœur depuis le départ du jeune homme, ils lui en voulaient de la peine qu’il avait fait à leur fille, ils le détestaient pour avoir prit la virginité de la jolie grecque pour s’enfuir après…Comment il le savait ? Ses parents. Eux n’avaient jamais cessé de venir en Grèce, et après une discussion houleuse entre les italiens et les grecques, ils avaient apprit la nouvelle à leur fils : il n’était plus la bienvenue à Santorini. C’est aussi pour cette raison qu’il avait hésité puis prit la décision de ne plus revenir ici, ne souhaitant pas subir les regards des uns et des autres, les chuchotements lorsqu’il traverserait la ville, les rumeurs et tout ce qui s’en suit, d’autre part il ne voulait pas faire encore plus de mal à Calista, et après la nuit où ils s’étaient donnés l’un à l’autre, Sebastiano ne se sentait pas la force de redevenir ami avec une fille qu’il aimait plus que tout…

    Son cœur tambourinait contre sa poitrine alors qu’il était remonté rapidement dans la salle de bain, évitant au maximum le regard de Calista, ne voulant pas l’affronter, il devait partir au plus vite parce qu’au fond de lui il savait qu’il ne résisterait pas au regard larmoyant de la jeune grecque, aux paroles qu’elle prononcerait pour le faire rester…C’est ainsi qu’en boxer, encore trempé, le souffle court, et avec empressement, le jeune italien se dépêcher de ramasser ses affaires se fichant bien de traverser toute la ville en boxer ! Mais comme il l’avait prévu, Calista le rejoignit dans la salle de bain. Il ne la blâmerait pas pour ça…Prenant son courage à deux mains, il se força à se retourner pour lui faire de nouveau face, son rythme cardiaque grimpant en flèche, ses mains tremblaient légèrement, elles étaient moites, il avait la gorge sèche et nouée, se préparant à entendre ce qu’elle avait à lui dire, avec une certaine appréhension Sebastiano plongea enfin son regard si noir dans celui si clair de Calista. Elle était au bord des larmes, quand à lui, il était rongeait par la culpabilité, d’un air désolé il pencha la tête en entrouvrant ses lèvres comme pour dire quelque chose mais aucun son ne sortit. Il préférait attendre et écouter, de toute façon il n’était pas vraiment d’attaque à s’excuser, ni même à essayer de faire de l’humour histoire de dédramatiser la situation. Ca faisait tout de même deux fois en une journée que Sebastiano faisait pleurer la femme pour qui il éprouvait encore des sentiments même après cinq ans…Ses paroles résonnèrent dans la tête de celui-ci, il ne savait pas quoi lui répondre, elle avait besoin de lui, et tout ce qu’il faisait, s’était l’abandonner à nouveau en fuyant comme un lâche…Il baissa alors la tête en détournant ainsi son regard du sien pour réussir à parler après avoir lentement et difficilement déglutit…


    « Tout n’est pas aussi simple…Bon sang Cali’ ! Pourquoi Est-ce qu’il faut que tu compliques les choses ? Tu connais la situation pourtant…Tu sais que j’aimerais rester avec toi, mais je refuse d’avoir à me cacher, tu as bien vu le regard que m’a lancé Sirius en voyant que je te tenais la main, et tu imagines la tête de tes parents, je suis sûr qu’ils ne sont même pas au courant de mon retour…Ce qui au fond est une bonne chose en faite. Je ne suis pas prêt à affronter le regard et les remarques de toute une ville et encore moins les reproches de tes parents qui sont justifiés…Essais de comprendre que je ne pars pas de gaieté de cœur, j’essais juste de faire au mieux…Je suis désolé… »

    Mais alors qu’il venait à peine de finir son petit discours, elle vint sans prévenir se lover dans ses bras, posant doucement sa tête sur ses pectoraux, il sentit alors les larmes de Calista coulaient sur son torse…Refermant ses bras autour de son corps frêle, fermant aussi les yeux en se forçant à rester de marbre face à la situation, être fort, ne rien montrer, il en avait l’habitude mais là…Il l’écouta et en voyant qu’elle jetait sa bague de fiançailles dans les toilettes pour ensuite tirer la chasse d’eau et partir, Sebastiano plongea la main dans l’eau en récupérant de peu l’anneau. Après une grimace en comprenant ce qu’il venait de faire, il se lava rapidement la main et le bras, ainsi que l’anneau et il partit retrouver Calista qui s’était réfugié dans sa chambre…

    « Tu veux ton meilleur ami ? Mais Cali’, on embrasse pas son meilleur ami, on ne couche pas avec, on éprouve pas plus que de l’amitié à son égard…Tu rends tout ça si difficile…Regarde moi…Je t’aime, je t’ai toujours aimé, j’ai été lâche mais aujourd’hui je ne pars pas par lâcheté, mais parce qu’il le faut. Je suis simplement raisonnable et réfléchit, si je reste tu vas t’attirer des ennuis, Kostos pourrait passer ou pire tes parents, je n’ai ni envie de me battre avec ton fiancé, ni même envie de discuter avec tes parents pour le moment, au vue de la situation. Maintenant sèche tes larmes et remets ta bague. »

    Délicatement, il prit la main de Calista, passant ensuite l’anneau au doigt de la jeune femme, un léger sourire aux lèvres…

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MessageSujet: Re: Pour une douche avec toi, je ferais n'importe quoi^^ | Calis   Dim 13 Avr - 16:34

Calista s'était dirigée vers sa chambre qui, avec les années, s'étaient beaucoup transformée tout comme elle. C'était passé de la chambre toute rose avec des petites fleurs partout aux murs blanc crème et aux accessoires rouges. Une chambre plutôt moderne pour une maison de Santorini. La belle se posa sur son lit en se rappelant le nombre de fois où Seb et elle s'y étaient cachés pour parler barbies et petites voitures. Ensuite, ça avait été autre chose. La dernière fois qu'ils étaient venus dans cette pièce, c'est lorsque le bel italien était lâchement venu reconduire sa belle au bois dormant dans son lit après leur nuit de débauche. C'était si vite arrivé, pourtant, Calista s'en rappelait encore et s'en souviendrait toute sa vie. C'était la dernière chose qui la raccrochait à lui. Cali avait été forcée de raconter toute l'histoire à ses parents, chose qu'ils ne prirent pas avec grande joie. Ils étaient furieux contre Sebastiano, son père jurait que s'il le voyait trainer à nouveau ici, il passerait un sale quart d'heure. Et ils étaient aussi en colère contre leur fille, ils avaient tellement honte. Calista avait toujours senti que depuis ce fameux jour où elle s'était confiée, elle les dégoutait. Malgré le fait qu'elle soit en médecine et y réussisse bien, ils n'arrivaient même plus à être fiers d'elle. Avoir une enfant élevée à la grecque dépucellée à 16 ans, c'est pas très merveilleux pour des parents. Calista les avait haït. Et aujourd'hui, elle détestait son père plus que jamais. Il savait ce que Kostos lui faisait endurer, pourtant on aurait dit qu'il le laissait maltraiter son unique petite fille par pure vengeance. Comme si elle l'avait mérité...

La belle était assise sur son lit, toujours en larmes. Elle passait ses mains sur ses joues pour y essuyer les gouttes qui s'échappaient de ses yeux émeraude. Pourtant, au bon de quelques secondes, ses joues étaient à nouveau ruisselantes de larmes. Cela faisait maintenant deux fois qu'elle pleurait aujourd'hui. Pour l'unique homme qu'elle aimait. La première fois, elle avait pleurer de rage et maintenant elle pleurait simplement parce qu'elle réalisait qu'elle ne pourrait plus jamais être à ses côtés et que jamais elle ne serait heureuse comme elle le désirait. Mais il avait tellement raison...Sebastiano vint finalement la rejoindre, anneau dans la main. Calista la prit lorsqu'il lui tendit, la remis à son doigt mais l'enleva aussitôt. Elle la tenait entre ses doigts tremblotants, la faisait tourner et était dégouté par cette alliance qui devait valoir une fortune mais qu'elle n'avait jamais désirée. La rouquine fuyait son regard, elle n'avait pas envi de le regarder, parce qu'il avait raison et elle ne voulait pas le croire. Il repartirait, avec cette Candice machin, serait quasi heureux par moment sans toutefois que la belle Calista ne puisse l'être.

« Tu comprends pas Seb. Cette bague m'écoeure tellement parce qu'elle ne représente rien aux yeux de Kostos. Il ne m'aime même pas. Mon père sait très bien ce qu'il me fait subir, il sait ce que j'endure pourtant il ne bronche pas. Il veut que je paye pour lui avoir fait honte, pour avoir fait honte à ma famille. Il est heureux de ce qui m'arrive. Kostos me frappe...parfois. Quand il en a assez de m'entendre me plaindre, quand j'ose lui répondre trop sèchement, quand je lui mens. Il ne m'aime pas, il ne m'aimera jamais et il n'a aucun remords. Ça ne lui fait rien du tout que je rentre chez moi avec la lèvre fendue ou un bleu sur la joue. Et quand mon père voit ça, il ne dit rien. »

Tout au long de son discours, Calista ne l'avait pas regardé une seule fois. Elle jouait avec son anneau qu'elle avait finalement posé sur sa table de chevet tout en fixant l'extérieur à partir de son petit balcon et de la grande porte vitrée. Il l'aurait bien su un jour de toute façon, après tout. Il savait qu'elle n'était pas heureuse dans ce couple forcé, mais à ce point? Non, il ne savait pas du tout ce qu'elle endurait chaque fois que Kostos osait lever la main sur elle. Calista l'aimait tellement, son coeur fit trois bonds lorsqu'elle l'entendit dire qu'il l'aimait. Quel soulagement...Mais en même temps, elle avait envi de pleurer encore plus. Il l'aimait et s'éloignait d'elle. Cali le regard un instant, un bref instant, mais retourna aussitôt la tête.

« J'aime mon meilleur ami et je sais que je suis condamnée avec ça jusqu'à la fin de me jours, et crois-moi, je préfèrerais te savoir avec moi plutôt que loin de moi avec cette fille qui me fiche la trouille avec votre relation supposément ambigue. Je suis amoureuse de toi et tu le sais. Je m'en fiche du regard des autres, j'ai tellement encaissé pendant cinq ans, on m'a tellement regardé que je ne les remarque même plus en train de me dévisager et je ne les entend plus m'appeler la chienne de Kostos. J'aime pas me faire d'illusions, mais là, c'est la seule chose qui me donne encore du courage. Si j'aurais pu, je serais partie depuis longtemps. Plus rien ne me retient ici, ni mes parents ni rien. Je t'aime et j'ai envi d'être avec toi, j'ai envi que tu me prennes dans tes bras et que tu me chuchottes à l'oreille que tu m'aimes plus que tout. J'ai envi de me réveiller toute blottit contre toi le matin, j'ai simplement envi de toi. Mais je peux pas... »

Calista le regardait maintenant avec ses grands yeux tristes mais si sincères. Ses lèvres tremblaient, pourtant elle ne pleurait plus. Les larmes avaient séché et arrêté de couler tout simplement pendant qu'elle se déballait carrément le coeur devant lui. Au moins, elle lui aurait tout dit avant qu'il ne reparte, encore...
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Sebastiano Vincente
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MessageSujet: Re: Pour une douche avec toi, je ferais n'importe quoi^^ | Calis   Sam 19 Avr - 12:41

    Le regard perdu dans le vide, enfin pas totalement ses yeux s’étaient si naturellement posés sur la bague de fiançailles qu’il avait entre ses doigts et que Kostos avait donné à Calista. Sans prévenir, sa main se referma violement dessus, les jointures de ses doigts s’étaient alors blanchit, la mâchoire de Sebastiano crispait comme jamais et ses paupières closes avec force, il s’efforçait tant bien que mal à ne pas laisser la tristesse et la jalousie prendre le pas sur la raison…Elle ne savait pas à quel point ça avait été difficile de l’abandonner il y a cinq ans, à quel point c’était pénible de devoir s’enfuir encore, mais surtout à quel point s’était horrible de l’imaginer dans les bras d’un autre homme que lui…Il se devait de faire bonne figure, de sourire, de paraître bien, comme d’habitude, il était l’acteur principale de sa vie, un grand film où il jouait chaque jour la comédie, alors que seul au fin fond de son lit complètement défoncé à l’héroïne ou à la coc’, Seb’ se laissait enfin aller à pleurer ou simplement à penser librement, sans faire d’effort pour camoufler ses émotions si contradictoire…La culpabilité le rongeait jour après jour, il n’y a pas une seule minute, d’une seule journée, où il ne regrettait pas d’être partit lâchement par peur de l’amour, par peur de l’attachement, par peur de la déception, par peur de la souffrance…C’est ça. Il était lâche et peureux…Mais ça n’excusait rien à tout ça, qu’est-ce qu’il pourrait bien dire aux parents de Calista ? S’excuser d’avoir prit la virginité de leur fille, puis de lui avoir brisé le cœur en prenant la fuite ? Se mettre à genoux en leur jurant qu’il était fou amoureux d’elle mais trop jeune pour avoir ce poids sur ses épaules ? Aucunes excuses pour pardonner ce qu’il avait fait et il se devait de vivre avec ses regrets et ses remords, au fil du temps Sebastiano avait apprit à vivre avec.

    Jamais il n’aurait du revenir, il était tellement sollicité que refuser ce contrat n’aurait en rien aggravé sa carrière…Mais il fallait que pour la première fois dans sa vie il soit adulte, c’est pour cela qu’après avoir respiré un bon coup, Seb’ s’était décidé à rejoindre Calista qui s’était réfugié dans sa chambre, sur son lit, en larme à nouveau à cause de lui. Mais au fond, tout deux savaient que le bel italien avait raison…Toutefois, les propos de la jolie grecque touchèrent Sebastiano en plein cœur…Il restait là, à la regardé d’un air horrifié, la haine, la colère, inondant peu à peu son cœur, ses mains tremblantes de chaque côté de son corps ne lui obéissaient plus…Kostos la frappait…Il osait lever la main sur une femme, sur la femme qu’il aimait, cet ordure l’insultait, la rabaissait, lui faisait vivre un enfer, il la battait même de temps en temps et comme si ça ne suffisait pas, son père ne disait rien, ne faisait rien…Il était au courant de la nature violente de son gendre, mais il laissait faire pour se venger de la bêtise qu’avait fait sa fille des années auparavant ! Ca mettait Sebastiano hors de lui ! Comment cela pouvait encore arriver de nos jours ?! Comment un père pouvait laisser sa fille se faire traiter de la sorte ?! N’avait il pas honte ?! N’avait il aucune conscience des choses ?! Plongeant son regard si sombre, anormalement noir, dans ceux si clair de Calista en comparaison, montrant ainsi un mélange de haine et d’impuissance…


    « Où est-ce qu’il habite ?! De toute façon, même si tu ne me le dis pas, tu sais que je le retrouverais, Santorini n‘est pas si grand. Il ne mérite même pas de vivre, mais je vais le détruire moralement et physiquement, ensuite j’irais le balancer aux flics et pour finir si je suis encore en forme j’irais casser la gueule à ton connard de père ! De quel droit est-ce qu’il te juge ?! De quel droit ose-t-il te faire subir ça ?! Il ne vaut pas mieux que ton pseudo fiancé ! Et ta mère dans tout ça ? Elle aussi elle en a rien à foutre que sa fille se fasse battre, insultée, rabaissée, humiliée, à longueur de temps ? Ils ont perdu leurs cœurs et leurs âmes en même temps que ta virginité ou quoi ?! C’est quoi leur problème putain ! Je jure devant Dieu que je te vengerai… »

    Le souffle court, le visage impassible, les poings serrés, les menaces qu’il avait fait n’étaient pas des paroles en l’air, loin de là…Kostos n’aurait jamais du lever la main sur elle, jamais…A partir de cet instant, Sebastiano ne se résoudrait pas à partir tant qu’il n’aurait pas réglé ses comptes avec le fiancé et les parents de Calista. En utilisant la manière douce ou la manière forte, l’italien arrivait toujours à ses fins et cette fois ci, il était plus déterminé que jamais. La voix de Calista le ramena à la réalité, il s’adoucit alors un peu, alors que peu à peu la haine et la colère firent place à la tristesse et à l’amour qu’il éprouvait à son égard…Il ne savait plus ce qu’il devait faire, partir ou rester ? Elle avait arrêté de pleurer pourtant il entendait d’ici son cœur se briser à nouveau, il n’aurait peut être pas du lui dire qu’il l’aimait après lui avoir avoué qu’il partirait à nouveau, mais Sebastiano ne pouvait pas garder ça pour lui plus longtemps…Il s’accroupit alors devant elle, prenant doucement ses mains dans les siennes en déposant un tendre baiser dessus…

    « Santorini est ta ville, la Grèce est ton pays, même si ça ne va plus depuis mon départ, je suis sûr que je peux arranger les choses avec ta famille et Kostos. Ne voit pas tout en noir princesse, tant que je serais là je m’assurerais que tout se passe bien pour toi et je ne compte pas partir demain non plus, je reste un certains temps histoire de faire toutes mes photos, répondre aux interview et profiter de mes vacances. Donc tu vas devoir m’endure un certains temps. Seulement, que Kostos t’aime ou pas, tu es sa fiancée et pour cette simple raison je ne veux pas qu’il se passe quelque chose entre toi et moi, j’ai assez sali ton honneur et ta réputation comme ça. Je te respecte et je t’aime, pour ces deux raisons je me refuse à aller plus loin avec toi, pas avant d’avoir mit les choses au clair avec ta famille et le reste de la ville. Je sais que tu souffres, je sais que je t’ai fais du mal et je ne pourrais jamais revenir en arrière, mais je peux essayer d’améliorer ton présent et ton futur. Pour l’instant ce dont tu as besoin ce n’est ni d’alcool, ni de drogue, ni de sorties, ni de sexe, mais bel et bien de repos. Je voudrais bien rester avec toi mais ici je ne me sens pas à l’aise et je n’ai pas vraiment envie de me faire surprendre par tes parents et ton petit ami, je te propose d’aller chez moi pour mater un films, manger un peu, parler et ensuite je te ramènerais ici pour que tu dormes. Ca te va ? »

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MessageSujet: Re: Pour une douche avec toi, je ferais n'importe quoi^^ | Calis   Dim 20 Avr - 3:09

Calista avait doucement fermé les yeux, pincé ses lèvres et écouté les paroles si prévisibles de Sebastiano. En lui avouant que Kostos la frappait n'avait pas été la meilleure solution, la belle savait très bien que le bel italien réagirait ainsi. Mais quelque chose l'avait poussé à le lui dire. Cette chose qu'elle n'avait jamais confirmé à personne mais que tout le monde savait déjà ou du moins, s'en doutait fortement. Chaque fois que quelqu'un lui demandait si c'était Kostos qui était la source de tous ces bleus, la belle se contentait de secouer vigoureusement la tête pour nier la vérité qui sautait pourtant en pleins visage. Les yeux fermés, Calista se demanda ce que serait sa vie aujourd'hui si Sebastiano ne l'avait pas quitté cinq ans plus tôt pour se réfugier dans une carrière de célèbre mannequin qu'il n'appréciait pas vraiment. Peut-être serait-ce avec lui qu'elle serait fiancée aujourd'hui? Une petite voix au fond d'elle la rassurait en lui disant qu'elle aurait été la femme la plus heureuse du monde, la plus souriante et choyée. Elle aurait l'homme qui ne quittait jamais son esprit à ses côtés. Calista avait souvent espéré pouvoir avoir le privilège de se réveiller à ses côtés, dans ses bras en sentant son souffle régulier chatouiller doucement son cou. Lorsque sa vie devenait trop infernale à son goût, la belle avait pri l'habitude de sortir ses immenses albums photos qui lui rappelait le bonheur qu'elle aviat vécu à ses côtés. Dans ces albums, il n'y avait qu'eux deux, souriant à pleine dents. Ils étaient là, ensemble, de six à seize ans. Calista se rappelait encore de la dernière photo qu'ils avaient pri ensemble. C'était deux jours avant ce fameux soir, avant son départ. Ils étaient près d'un arbre où ils avaient gravé dans l'écorce « Calista & Sebastiano ». Chaque fois qu'elle revoyait cela, c'était comme la sensation de sentir un poignard pénétré dans les chairs de son ventre. Jamais elle n'avait eu le courage de retourner voir cet arbre où leur empreinte était gravée...

« Seb, s'il te plaît, ne fais pas ça. Ne rend pas les choses plus compliquées qu'elles ne le sont pour moi. Tout le monde dans cette foutue ville sait que Kostos n'est pas un ange avec moi, ils en sont conscients, pourtant tu es le premier à qui je confirme tout ça. Tu sais, si tu tabasses Kostos, ça va pas me rendre plus heureuse. Ça risque d'être pire après. Je sais que même si je te dis tout ça tu le retrouveras et que tu lui diras ta façon de penser, mais je t'en prie, ne va pas trop loin... »

Calista constata que Sebastiano était rouge de rage, que ses jointures devenaient blanches à force d'être serrées si fort. Puis doucement, son visage s'attendrit, ses yeux prirent l'empreinte d'une infinie tendresse. Le bel italien vint s'agenouiller en face d'elle, prit ses mains dans les siennes et y déposa même un baiser qui agissait sur la jeune grecque comme une caresse. Le fait de savoir qu'ils étaient tous les deux fous de l'autre la tuait car elle n'y pouvait rien. Elle se sentait prisonnière d'un affreux cercle vicieux. Ils ne pouvaient pas s'aimer librement et cela affectait particulièrement Calista qui se concentrait pour ne pas à nouveau mêler sa langue à la sienne. Ses paroles étaient si douces. La jeune rouquine ne pu s'mpêcher de caresser la joue de Sebastiano avec la paume de sa main. Elle rapprocha finalement son visage du sien et déposa un tendre baiser sur sa joue.

« Emmène-moi. Mais ne me laisse pas seule, pas tout de suite. S'il te plaît, je veux simplement que tu me fasses sourire comme tout à l'heure. J'étais si heureuse. C'est si facile quand tu es là, alors continue, d'accord? Je te suis chez toi si tu veux, j'irais n'importe où, tant que tu es là. »

Malgré tout, Calista trouva la force de lui sourire tendrement tout en caressant sa joue. Elle l'aimait. Oh oui, elle l'aimait tellement. Ce visage si dure mais qu'elle connaissait pourtant par coeur, elle savait traduire n'importe quelle de ses expressions parfois si complexes. En partant, cinq ans plus tôt, il était partit avec une partie d'elle-même. Et là, Calista avait l'impression qu'il la lui redonnait, qu'il la faisait vivre à nouveau. Elle respirait librement, enfin. La belle soupira doucement et s'écarta légèrement pour qu'ils se lèvent tous les deux. Elle attrapa son sac, fouilla un peu dedans et attrapa les clés. La rouquine les lui tendit et attrapa son autre main pour enlacer ses doigts aux siens, si naturellement.

« Allez, on y va, je suis pressée de voir le château que tu habites ici... »

Calista faisait des efforts mais réussissait bien à lui sourire sincèrement. Sa main toujours dans la sienne, elle leva la tête en sa direction, le regard brillant.
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MessageSujet: Re: Pour une douche avec toi, je ferais n'importe quoi^^ | Calis   Jeu 24 Avr - 22:29

    Être raisonnable. Se calmer. Ne pas être impulsif. Faire la part des choses. Voilà ce qu’il était en train de se répéter à lui-même, bien sur jamais il n’excuserait les gestes de Kostos, ni même ses paroles blessantes, mais pour Calista il se devait de rester maître de lui-même et de ne s’en mêler que quand il le jugerait utile et important. Pour l’instant, il ne savait même pas à quoi il ressemblait, et au fond c’est plus aux parents de la jolie grecque qu’il en voulait, qu’à l’homme violent et insultant qu’était son fiancé. Hochant simplement la tête à ses paroles, peu à peu, son calme légendaire était revenu et avait prit le dessus sur la haine qu’il éprouvait à l’égard des gens qui avaient pu faire du mal à la femme qu’il aimait, même si c’était à lui-même que Sebastiano en voulait le plus, si il n’était pas partit peut être que…Non. C’était stupide de penser à ça. Avec des « si » et des « peut être » on refait une vie, et malheureusement personne ne peut revenir en arrière, ce qui est fort dommage cela dit. Toutefois, sans qu’il y prête vraiment attention, lorsqu’il était seul et qu’il pensait, c’était souvent à la vie qu’il aurait eu en restant ici. Une petite amie superbe, avec qui il s’entendrait à merveille, qui avait été sa meilleure amie, et qui était devenu la femme de sa vie, un boulot tranquille après avoir finit ses études de psychologie, une maison, des balades sur la plage, des sorties en boîte, des rires, des larmes aussi, des bons et des mauvais moments, mais il aurait eu la conscience tranquille, aucun regret, aucun remord. Alors qu’aujourd’hui qu’avait il ? De l’argent, de la célébrité, des filles en veux tu en voilà, de la coc’ plein le nez, et sa solitude qu’il traîne avec lui depuis cinq foutues années. Se plonger dans le passé s’est tout ce qu’il savait faire, monter sur un podium, se faire prendre en photo, savoir pertinemment qu’aux yeux des autres Sebastiano n’était qu’un objet, qu’un faire valoir juste bon à sourire quand on le lui demande. A cette pensée un voile de tristesse passa dans ses prunelles noire alors qu’il avait baissé le regard sur les mains de Calista.

    Vite ramené à la réalité, effaçant de son esprit toute pensée négative, il afficha un doux sourire alors qu’elle passait tendrement sa main sur sa joue, frémissant à ce contact, Seb’ se concentra tout de même sur les paroles de la jeune femme. Elle avait le pouvoir de ne lui faire penser à rien d’autre qu’à elle, en un regard ils se comprenaient et ce qui avait fait peur autrefois à Sebastiano, l’attendrissait et le rendait curieux à présent. Alors, sans prévenir, il glissa ses deux mains sur son cou en baissant la tête, attrapant la fine chaîne pour l’enlever délicatement et doucement. Une fois dans ses mains, il la regarda en souriant et releva les yeux vers Calista, il s’avança vers elle en écartant les mains, pour venir ensuite de chaque côté de son cou pour refermer la chaîne à laquelle pendait un médaillon qui refermait une photo d’eux à l’âge de 6 ans. Leur première photo à vrai dire. Mais ça, personne ne le savait, pas même la jolie grecque qui le regardait avec interrogation, il tenait vraiment à ce médaillon et il tenait encore plus à Calista, ça lui avait parut naturel de la lui donner.


    « Elle te va à ravir. Je veux que tu la gardes, quand tu auras envie qu’on se voit, quand je te manquerais ou juste quand tu penseras à moi, tu n’auras qu’à ouvrir le médaillon ou le serrer tout simplement dans tes mains. Ca a marché pour moi durant cinq ans, ça m’a soulagé, j’espère que ça fera pareil pour toi, tu te sentiras un peu moins seule quand tu seras face à tes parents ou face à Kostos et que je ne pourrais pas être présent à ce moment là. »

    Ce geste était tout un symbole pour lui, elle devait s’en rendre compte en plongeant ses yeux dans les siens, ce n’était pas anodin, ce présent était lourd de sous entendu et il espérait bien que ça touche Calista autant que ça le touchait. Il se releva alors, se mettant enfin debout, alors qu’elle se préparait à partir, il sortit rapidement de la chambre pour se vêtir un peu. Passant son jean encore légèrement mouillé mais déjà moins sale, laçant ses chaussures, et mettant les hanses de son débardeur dans la poche avant pour le suspendre et éviter de se resalir en l’enfilant ! Rejoignant Calista à grandes enjambées, il attrapa les clés en déposant un tendre baiser sur ton front, puis, mains dans la main, ils descendirent les escaliers mais alors que le jeune italien se retrouva nez à nez avec le père de la jolie grecque…Abasourdit par cette apparition, le souffle coupé, il avait l’impression que le sol se dérobait sous ses pieds…Mais il s’exprima alors d’une voix claire, le visage dure et sans émotion apparente…

    « Monsieur Kaligaris. »

    Dit il en baissant un peu la tête en signe de bonjour. La pièce s’était nettement refroidit, le regard des deux hommes se laisser présager rien de bon, mais cette confrontation était maintenant devenu inévitable et Sebastiano n’y couperait pas, il le savait. Par affront, mais aussi pour montrer ses sentiments envers elle, il n’avait pas lâché la main de Calista et ne comptait pas le faire, autant être franc et honnête pour une fois. Tant pis pour les conséquences. Tout retomberait sur lui, et si ce n’était pas encore le cas, il ferait tout pour prendre les tords sur ses épaules, les reproches et les insultes, ça ne lui faisait pas peur, il était prêt à tout pour protéger celle qu’il aimé, au diable les clichés, c’était bel et bien la vérité vraie.

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MessageSujet: Re: Pour une douche avec toi, je ferais n'importe quoi^^ | Calis   Jeu 24 Avr - 23:50

Calista ne comprenait plus rien aux sentiments qui se partagaient la première place en elle. Tout était si compliqué, mais si simple à la fois. Elle aurait aimé pouvoir dire qu'ils partiraient ensemble, main dans la main, iraient vivre ailleurs où ils seraient en paix. Mais elle avait des obligations ici, et lui là-bas. La belle rouquine ne pouvait pas abandonner ses études comme ça, ni sa mère. Malgré tout ce que les gens pouvaient penser d'elle, la mère ingrate qui laisse sa fille se faire tabasser, c'est elle qui l'avait serré dans ses bras lorsqu'elle pleurait en silence, c'est elle qui avait soigné ses blessures quand Kostos l'avait frappé trop fort. Elle n'avait jamais rien dit, ne s'était jamais opposé à tout cela puisqu'elle craignait simplement son mari. Calista la comprenait : elle savait ce que c'était ce sentiment qui vous ronge d el'intérieur, vivre dans la peur et l'angoisse chaque jour de sa minable vie gâchée par l'être qui aurait dû vous aimer, vous protéger, vous cajoler, mais qui vous avait promis à un autre indigne de vous-même. Depuis le jour où son père l'avait carrément renié entant que sa propre fille, Calista avait joué le même jeu. Elle ne lui adressait quelques fois la parole sinon jamais. Les yeux rieurs de son père enjoué et emmerveillé par sa petite déesse s'étaient envolés. Il avaiit fait de la vie de sa fille un enfer en étant parfaitement conscient qu'elle aimait de tout son petit coeur ce bel italien qui avait embellit son enfance par ses simples sourires, ses caresses si douces. La belle rouquine se demanda à ce moment précis si son père était conscient qu'il lui faisait atrocement mal, plus que les coups de Kostos. Sebastiano était là, devant elle, pourtant elle le savait déjà si loin. Dans peu de temps, il repartirait et Calista avait peur plus que jamais. De le perdre à nouveau, de le savoir si loin d'elle alors qu'elle avait besoin qu'il la sert contre lui, glisse ses lèvres jusqu'à son oreille pour lui murmurer que tout irait bien, qu'il était là et qu'il l'aimait plus que tout. Il ne serait plus là, bientôt...

La jolie grecque l'observa alors qu'il détachait la chaine qu'il portait autour de son cou. Calista n'y avait pas prêté attention en la voyant, mais elle comprit immédiatement lorsqu'il la lui offra. D'un geste lent, sa main vint toucher doucement le pendentif qu'elle ouvrit pour découvrir leur première photo. Celle qu'elle gardait toujours avec elle, dans son sac à main. Elle la regarda quelques instants, hypnotisés par tant de souvenirs, la caressa doucement du bout du doigt pour finalement sourire. Un joli sourire comme ceux d'autrefois. Un peu mélancolique mais absolument joyeux. Elle referma le petit pendentif et posa son regard sur le bel italien, l'élu de son coeur. La belle ne savait pas quoi dire, sinon merci. Elle n'eut même pas à le dire, c'est simplement de la façon dont elle le regardait si intensément qu'il comprendrait. Il la devinait toujours. À ce moment, Calista Kaligaris sut que cette chaine ne quitterait jamais son cou et Sebastiano Vincente serait son seul et unique amour, celui qu'elle aimerait jusqu'à la fin de ses jours. Il avait été d'abord un ami, un frère, un confident, puis tout cela s'était amplifié. Elle se leva, il l'imita. Pendant qu'elle prenait ses affaires, il se dirigea vers la salle de bain où il enfila son jean encore un peu trempé et revint aussitôt. Main dans la main, tous les deux descendirent rapidement les escaliers, quand le temps sembla s'arrêter. Calista, de mêm que Seb, se figea aussitôt en apercevant son père, son regard dure et noir posé sur l'homme qui tenait la main de sa fille. La rouquine fut soulagée qu'il ne la lâche pas, au contraire. Elle la serra un peu plus fort en regardant l'être qui l'avait tant aimé mais qui lui avait aussi gâché la vie.

Angelo Kaligaris murmura quelques mots en grec que Calista comprit aussitôt. « Qu'il sorte d'ici», c'est ce qu'il avait dit sur un ton mécontent et dur. La belle ne savait pas trop quoi faire, où se mettre, quoi dire. Quelques secondes, ses paupières se fermèrent pour s'ouvrir aussitôt. Elle n'allait pas le laisser gâcher sa vie encore une fois, la priver du bonheur auquel elle avait droit. Elle le foudroya du regard et il sembla très étonné, ne connaissant pas ce regard à sa fille. Ne lâchant pas la main de Sebastiano, la jeune femme s'avança doucement vers son père et une fois à quelques centimètres de lui, elle lui murmura sur le même ton que Sebastiano resterait ici s'il en avait envi et qu'il n'avait pas à lui dire quoi faire. Aussitôt, Angelo, enragé, poussa légèrement sa fille pour aller se planter devant l'italien qui n'avait pas bougé. Il lui cracha des insultes au visage, des horreurs, des choses qui n'avaient pas de sens. Qu'il ne méritait pas sa petite fille, son ange, sa petite perle. Qu'il lui avait brisé le coeur en partant ainsi sans prévenir en lui prenant sa virginité.

« S'il a brisé mon coeur il y a cinq ans papa, toi, tu l'as piétiné pour venger ton honneur, ton si joli nom que j'ai sali. Je suis désolée, mais je ne suis pas ta petite fille, encore moins ton ange, ni ta perle. Et tu n'es plus mon père. Il y a longtemps que tu ne l'es plus, je t'ai rayé de ma vie dès que tu t'es entêté à la gâcher. Tu ne vas pas encore m'enlever ce que j'ai de plus cher au monde. Ça ne regarde que moi, uniquement lui et moi. Tu crois vraiment que tu fais un bon père? Tous ces soir où je rentrais avec la lèvre fendue ou encore avec un bleu énorme sur la tempe, la trace de son énorme main sur ma joue! Un père protège sa fille, il la sert dans ses bras, il lui promet que tout ira bien. Il est prêt à mourir pour elle. Pas toi. Tu préfèrerais encore que je crève pour toucher un peu de fric! Ça ne te répugne pas de savoir qu'on me fait mal? Qu'on me fait faire des trucs carrément dégradants, qu'on me force à faire l'amour alors que je refuse? Et ça papa, tu les as si souvent vu, mais regarde-les bien, vas-y je t'en pri...» Calista souleva légèrement sa robe pour découvrir l'intérieur de ses cuisses couvert de bleu, puis son ventre aussi. Il y en avait là, puis encore là, et là...Son père la regardait avec de grands yeux, carrément abasourdi. Il ne savait pas quoi dire, quoi faire. Le pire dans tout cela, c'est qu'il n'avait même pas l'air désolé.

« Tu m'as vendu à quelqu'un qui n'en a rien à faire de moi alors que tu sais parfaitement que je suis folle de Seb, que j'ai besoin de lui. Kostos ne m'aime pas du tout papa. Cette bague que j'ai au doigt, elle ne représente rien pour moi. Toi non plus d'ailleurs, tu ne représentes plus rien pour moi, tu me répugnes...»
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Sebastiano Vincente
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MessageSujet: Re: Pour une douche avec toi, je ferais n'importe quoi^^ | Calis   Dim 27 Avr - 2:55

    La haine pouvait se lire dans le regard des deux hommes tandis que Calista serrait de plus en plus fort la main de Sebastiano, un rapport de force s’était immédiatement mit en place entre eux, alors qu’il avait voulu être poli sans pour autant être très aimable, le vieux grec n’était pas passé par quatre chemins pour dire dans sa langue natal que le bel italien n’était pas le bienvenue. Mais à peine eut elle trouvé le courage de se dresser contre son père que déjà celui-ci la poussa sur le côté, le face à face entre le père de Calista et Seb’ était électrique, aucun d’eux ne baissait les yeux, mais Angelo avait l’air bien décidé à dire ses quatre vérités à l’italien qui avait détruit et abandonné lâchement sa fille, déshonorant ainsi leur nom de famille et ruinant par la même occasion leur réputation qu’il avait mit tant d’année à acquérir. Les insultes commencèrent à fuser, la rage au ventre, la colère animant ses gestes, le plus vraiment jeune papa était en train d’atteindre moralement Sebastiano qui accusait le coup sans rien dire, ne desserrant pas une seule fois les dents tandis qu’il continuait à détruire peu à peu le jeune italien, seul la prunelle de ses yeux le trahissait puisqu’elle s’était nettement éclaircit, elle brillait, signe d’une infinie tristesse qui l’emplis doucement mais sûrement. Il arrivait tout de même à contenir ses émotions, affichant un visage impassible, mais il faut croire que Calista ne s’attendait pas à tout ça, elle prit les devant sans laisser l’espace d’un instant le temps à Seb’ de se remettre de tout ça et de répliquer. Pourquoi fallait il toujours que tout parte en vrille hein ?! Les deux anciens amis, amants, enchaînaient tour à tour les disputes, les rires, les larmes, les bons souvenirs, tout ça s’embrouillaient encore plus dans l’esprit troublé du mannequin qui tentait de faire le vide, mais la voix, les cris presque hystérique, furieux même, de la douce Calista le ramena sur Terre. Mais ce qu’il entendait été loin d’être réconfortant, au contraire…Parfois la réalité fait plus de mal que le mensonge ou l’ignorance…

    Et comme si la force des mots n’était pas suffisant dans cette guerre, cette dispute, perdue d’avance, Calista releva doucement les pants de sa jupe pour dévoiler à son père l’intérieur de ses cuisses et son bas ventre meurtrie qu’elle camouflait sans doute avec du maquillage en règle général. Jetant un coup d’œil presque horrifié aux marques bleutés qui ornaient ses si belles jambes, un haut le cœur se fit sentir, mais Sebastiano le réprima aussitôt en se faisant violence pour détourner le regard en fermant même un instant les yeux, sachant qu’à présent cette image resterait gravé à vie dans sa mémoire. Il n’en voulait pas à la jolie grecque d’avoir fait ça, mais à son père pour avoir laissé Kostos lever la main sur elle. Et alors elle finissait tout juste son discours émouvant et lourds de secret inavoués, sans prévenir, et avec puissance, Sebastiano s’élança vers l’homme en parcourant rapidement le peu d’espace qu’il y avait entre eux pour pouvoir attraper avec force le col de la chemise d’Angelo ! Il le souleva en le faisant reculer pour le plaquer avec violence contre le mur, le bruit du choc résonna dans toute la maison alors qu’il resserrait ses doigts sur le fin tissus de sa chemise, le collant encore plus étroitement contre le mur. Les pensées qui traversait son cerveau étaient loin d’être bonnes, il n’avait qu’une envie : tuer cette homme qu’elle ne considérait même plus comme son père, lui faire subir les pires sévices morales et physiques, avant de le réduire à néant. Le souffle de Seb’ atteignait ce père indigne qui ne semblait même pas choqué ou désolé de ce qu’il avait indirectement infligé à sa fille, comme si la culpabilité et la honte qu’elle éprouvait en plus de la souffrance morale ne suffisait pas…Alors qu’il allait se permettre d’ouvrir la bouche pour en mettant ses mains sur celles de l’italien, d’un coup sec et rapide le genoux de Sebastiano s’écrasa violement contre l’entrejambe de l’homme qui cria sa douleur en grimaçant.


    « Le droit à la parole, vous ne l’avez plus ! Pendant cinq ans vous avez pu l’ouvrir, déverser votre haine à mon égard à travers des discours ennuyeux et aussi poussiéreux que les livres de votre bibliothèque tellement vous êtes archaïque et vieux jeu ! Le monstre sans cœur ici ce n’est pas moi, mais bel et bien vous, moi j’ai fais une connerie il y a cinq ans et je la regrette amèrement depuis mais je n’étais qu’un gosse immature et peureux. Et vous, c’est quoi votre excuse ? Elle aussi, ce n’était qu’une enfant, ça ne vous donnez pas le droit de la renier pour si peu, de vous venger en lui faisant subir des maltraitances physiques et morales, n’avez-vous donc aucune conscience ? Aucun remord ? Vous n’êtes même pas touché par la souffrance et la détresse de votre fille…Vous savez ce qui est pire, c’est quand on s’habitue à quelque chose et qu’on nous l’enlève, Calista la vécu deux fois à cause de nous…La différence entre nous, qui fait qu’on ne peut pas nous confondre, c’est que moi je me suis excuse, j’ai reconnu mes tords, je me suis expliqué, et j’ai dis la vérité à Calista, à qui je devais bien ça. Bien sûr, ça n’efface pas le mal que j’ai pu lui faire et lui ferais encore peut être un jour, mais ça prouve que je tiens à elle, que je regrette, et que je suis sincèrement désolé. Ce qui n’est apparemment pas votre cas monsieur Kaligaris. Je me demande comment vous arrivez à dormir la nuit, à vous regardez dans votre glace sans vous détester, sans avoir honte de vous…En plus de ça, votre fierté mal placée et votre machisme vous rendent encore plus pitoyable et pathétique que le reste du temps. Si j’étais vous, j’arrêterais de me mêler de la vie de Cali’, parce que dorénavant en la cherchant elle, vous me trouverez moi. Et que se soit clair entre vous et moi, je n’aurais aucune pitié envers vous, que du dégoût et de la haine, deux sentiments qui ne font pas bien ménage, votre entrejambe a pu s’en apercevoir. Ce n’était qu’un avant goût de ce qui vous attends si vous tentez quoique se soit contre elle. »

    Cette dernière mise en garde faite, il le lâcha sans le quitter des yeux, celui-ci s’était laissé glisser contre le mur, les larmes aux yeux, en se tenant les bijoux de famille qui devaient lui faire atrocement mal, replié sur lui-même, la boule au ventre, il ne répondit rien. De toute façon, qu’aurait il pu rajouter au fond ? Sebastiano passa une main sur son crâne rasé en soupirant, son cœur palpitant dangereusement dans sa poitrine, comme prit d’une petite crise d’angoisse, les mains moites, les yeux qui piquent, la gorge sèche…Mais finalement en reprenant la main de Calista dans la sienne, tout se calma d’un coup, et ils purent enfin sortir de cette maison sans un mot…Une fois dans le garage, sans attendre, le bel italien pénétra dans la voiture avec rapidité et mit le contact alors qu’elle s’attachait. Mais tout en faisant une marche arrière, son téléphone portable vibra avec frénésie dans la poche avant de son jean, le forçant ainsi à interrompre sa manœuvre pour décrocher, après un regard désolé à sa chère et tendre, Sebastiano décrocha…

    « Allo ? … Oui, c’est moi…Comment ça ?! Qu’est-ce qui s’est passé au juste ?!…Oh mon Dieu…Quand pourrais je la voir ?…D’accord…Oui…Quel numéro de chambre s’il vous plait ?…Bien entendu, je comprends ne vous inquiétez pas. Vous pourrez l’embrasser de ma part ?…Je vous remercie. Bonne fin de journée également, au revoir. »

    Le regard dans le vide, un bip incessant continuait de retentir dans le téléphone, incapable de raccrocher, un ange passa durant quelques secondes. Sebastiano en eut besoin pour digérer la nouvelle, il se décida donc de raccrocher, restant sans voix, jetant le cellulaire au fond de la boîte à gants. Reprenant la route comme si de rien était, il avait l’esprit ailleurs, mais de toute façon il ne pouvait rien faire de plus pour le moment et Seb’ n’avait qu’une idée en tête : bien finir cette journée.

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Calista Kaligaris
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MessageSujet: Re: Pour une douche avec toi, je ferais n'importe quoi^^ | Calis   Dim 27 Avr - 3:36

Calista déglutit difficilement en voyant son père qui ne semblait même pas touché par ce qu'elle venait de dire, qui n'avait même pas de remords, qui ne regrettaiient pas d'avoir resté impuissant face à Kostos. Quel lâche...La belle était dégoutée, carrément, elle avait envi de le voir crever. Une mort lente et douloureuse qui lui ferait aussi mal qu'il avait pu faire mal à sa fille en l'accusant d'avoir tout gâché, d'être iune incapable. Pendant plusieurs années elle avait essayé de rattrapé ses «erreurs» que son père jugeait impardonnables. C'est que la famille, c'est très important en Grèce. En fait, Angelo Kaligaris se servait de cette raison pourrie pour laisser son unique fille se faire maltraiter. Pendant cinq longues années, la rouquine avait eu besoin d'un père qui ne s'était plus jamais repointé le bout du nez. Il avait été le père idéale pendant son enfance, il fut son idole pendant de nombreuses années. Elle n'aurait jamais cru qu'elle aurait pu le haïr autant. Mais oui, c'était possible. Que deviendrait-elle? Calista ne pourrait plus jamais remettre les pieds ici, elle le savait bien. C'était le début de la fin. Elle couperait tous les liens avec sa famille, avec difficulté avec sa mère. Où vivrait-elle? La belle était tout à coup rongée par l'inquiétude, par la peur. Elle se rappela avec soulagement qu'April se ferait un plaisir de l'accueillir sur son yacht. Heureusement qu'elle était là. Pendant cinq ans, elle avait été sa seule famille. Pourtant, elle ne lui avait jamais rien raconté sur cette histoire avec l'unique homme qui détenait la clé de son coeur. Pourquoi? Inutile de se faire mal à soi-même en se remémorant de douloureux souvenirs. Calista savait très bien que malgré son expression neutre, Sebastiano avait mal. Les propos de son père avait été cru. Carrément faux. La belle ne lui en voulait pas. Même avec toute la force du monde, elle ne pourrait jamais lui en vouloir. Elle avait essayé de le haïr pendant si longtemps et pourtant son amour pour lui était plus fort que tout. La belle lui jeta un regard qui en disait long sur ce qu'elle ressentait, chargé de sous-entendus.

Alors qu'elle finissait son discours horrifiant, Calista n'osa pas le regarder. Elle savait qu'il avait dû être dégouté en voyant son corps ainsi. Puis, sans prévenir, sa main quitta la sienne, il s'élança sur l'homme qui prétendait être le père de Calista pour serrer son col de chemise et le plaqua violemment contre le mur le plus proche. La jeune femme aurait pu l'arrêter, lui dire que tout cela n'en valait pas la peine et pourtant elle savait que son père le méritait. Sebastiano avait besoin de lui dire qu'il l'écoeurait et que c'était l'être le plus écoeurant sur Terre. La rouquine ferma les yeux quelques instants, totalement désastabilisée par tout ce que se passait. Tout allait si vite. Pourquoi ne pouvaient-ils pas tout simplement passer un bon moment ensemble? Elle avait eu envi d'etre avec lui, de se donner entièrement à lui, et voilà que son père débarquait sans prévenir. Chacun des mots qu'employaient Seb résonnaient dans la tête de Calista qui avait toujours les yeux fermés. Elle retenait avec force les sanglots et les larmes qui essayaient de se tracer un chemin entre ses deux paupières closes. Toutefois, la belle avait l'impression d'avoir les yeux horriblement sec, comme si elle avait assez pleurer pour cet homme qui n'en valait plus la peine. Un homme qui n'existait plus pour elle. Après avoir massacré l'entre-jambe d'Angelo qui s'effondrait doucement contre le mur, Sebastiano se retourna et attrapa la main de sa belle au passage pour l'emmener avec lui vers le garage. Calista ne broncha pas une seule seconde, l'imita et s'installa rapidement sur son siège pour finalement attaché sa ceinture. Elle le regarda quelques secondes, le regard chargé de «merci». Alors qu'il reculait et sortait la voiture du garage, la jeune femme avait posé son visage dans ses mains quand le téléphone du bel italien sonna. Tout au long de la conversation, la rouquine l'observa, le regard inquiet. Elle entendit la ligne se couper, pourtant il ne raccrocha pas tout de suite. Il avait parlé d'un numéro de chambre, d'une femme...Que se passait-il encore? Une fois qu'il eut raccroché, son regard se braqua sur la route, il faisait comme si rien ne s'étai passé. Calista le connaissait bien : quand quelque chose n'allait pas, il ne disait rien. Il ne faisait rien, restait neutre. Calista attrapa sa main alors qu'elle s'était posée sur le levier de vitesse et plongea son regard inquiet dans le sien, si sombre.

« Seb', c'était qui? Qu'est-ce qui se passe, qui est à l'hôpital? Dis-moi, s'il te plaît... »

Calista le regardait en insistant, son autre main vint caresser doucement sa joue. Elle détestait le voir comme ça, dans cet état. C'était pire que tout, elle avait mal pour lui, elle ne pouvait s'enempêcher et ça avait toujours été comme ça entre eux. Quand l'un n'allait pas, l'autre était forcément touché. La belle craignait sa réponse. Et si c'était sa mère qui avait eu un accident? Elle avait toujours adoré cette belle italienne si rayonnante qui avait égayé son enfance pendant ses séjours en Grèce. Sinon, à qui Seb tenait tant? Calista ne savait ni quoi faire, ni quoi penser...
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MessageSujet: Re: Pour une douche avec toi, je ferais n'importe quoi^^ | Calis   Dim 27 Avr - 15:33

    Les paroles si dures de cet homme avaient trouvés un écho en Sebastiano qui se sentait plus mal que jamais, touché en plein cœur il avait les larmes aux yeux…Il venait de lui faire réaliser l’enfer qu’elle avait vécu après son départ, le mal véritable qu’elle avait ressentit, son absence l’avait réellement dévasté et il en prenait à présent pleinement conscience. Il avait mal, si mal. Mais la haine et la colère étaient mieux que la tristesse pour l’italien qui s’en prit au père au lieu de s’en prendre à lui, dans le regard de Calista il avait pu lire la douleur, elle était en train de souffrir atrocement, mais cet fois, Seb‘ était là et il ne resterait pas planté là sans rien dire…Lui crachant au visage tout ce qu’il pensait de ces faits et paroles, ce qu’il pensait de l’homme qu’il était devenu, ça ne changerait sûrement rien, le mal était fait, mais au moins il avait avoué ce qu’il avait sur le cœur et c’était déjà beaucoup. Frôlant la crise d’angoisse, sans dire quoique se soit après le cris de douleur qu’avait prononcé Angelo, le jeune italien prit dans sa main celle de Calista, direction la sortie. Il étouffait ici, il manquait d’air. Cet échange violent que les deux hommes avaient partagé rappelait à Sebastiano celui qu’il avait eu il y a quatre ans avec son père, ils en étaient venus aux mains, sa mère avait crié, pleuré toutes les larmes de son corps, elle les avait supplié d’arrêter, et c’est en sang qu’ils finirent sur le carrelage froid de leur villa italienne…Ce souvenir assaillait de toute part l’esprit confus de Seb’ qui ne voulait plus penser à rien, qui n’avait qu’une envie, s’allonger en posant sa tête sur les cuisses de Calista, fermer les yeux et se sentir enfin en sécurité comme quand ils étaient gamins…Au fond, ils n’avaient pas grandit, ils n’avaient pas changés, gardant les mêmes réflexes qu’auparavant, les mêmes envies, et ce, en s’en rendant compte et sans en avoir honte, au contraire. Cette journée était magnifiquement catastrophique, comme le reste de leurs vies, ça imageait bien leur vécu, leurs souvenirs, leur mal être, c’est ainsi qu’ils rejoignirent la voiture entre les larmes et un rire nerveux, mais sans un mot, sans un regard…

    Comme si ça ne suffisait pas, comme si il avait besoin de ça…Foutu téléphone…Foutu blondasse…Putain ! Sebastiano frappa ses deux mains contre le volant après s’être arrêté à un feu rouge, pourquoi fallait il que ça arrive maintenant ?! Elle lui avait promis de faire attention, de ne jamais rien prendre sans lui, de ne pas se laisser aller à déprimer, de profiter du soleil de Grèce avec son amie, de sortir en boite, de s’amuser…Et il était partit. Il aurait du rentrer à la villa tout de suite après son tour en voiture mais vu l’état de celle-ci et la rencontre qu’il avait fait, tout c’était un peu bousculé, il en avait oublié la jeune femme, Cali’ avait réussit à lui faire oublié Candice…Et à présent celle-ci était dans un lit d’hôpital, branché à des machines et sous cachet parce qu’on l’avait retrouvé à moitié morte dans la salle de bain, complètement défoncé à la coc’ et à l’héro’ ! Overdose. Enfin, elle s’en était sortit, il lui fallait juste du repos, le médecin lui avait promis que d’ici demain elle se réveillerait, qu’elle irait mieux, mais le seul soutien moral dont elle aurait besoin était celui de ses amis. Sebastiano passerait donc demain la voir, à son réveil, en compagnie de celle qu’elle considérait comme sa meilleure amie : Heather. Une fois ce petit plan fait dans sa tête, il réalisa que Cali’ le regardait avec inquiétude elle lui avait posé des questions et cherchait son regard pour trouver des réponses, mais si jamais il lui parlait de Candice, comment réagirait elle ? Avait elle besoin de ça ? Non. Il se devait d’être honnête.


    « C’est Candice. Elle a été hospitalisé, apparemment elle s’est droguée un peu trop et elle a fait une overdose…Mais elle est en vit, elle dort en ce moment même et les visites ne seront autorisés que demain alors je vais prendre mon mal en patience en me disant que les médecins et les infirmières s’occuperont bien d’elle. Putain…Tu parles d’une journée ! Faut vraiment qu’on la finisse bien, une fois chez moi, on coupe les portables, je débranche mon téléphone fixe, je vire toute mon équipe au complet et on se fait une soirée QUE tout les deux. On en a vraiment besoin là je pense ! »

    Et comment qu’ils en avaient besoin ! Le feu passa enfin au vert, les pneus de la voiture crissèrent alors que le pied de Seb’ écrasait littéralement la pédale, accélérant et passant rapidement les vitesses, en doublant une à une les voitures devant lui dans les rues étroites de Santorini. C’était un vrai pilote, il avait toujours bien su conduire et il avait envie de savoir ce que cette voiture avait dans le ventre, en plus de ça, plus vite il irait, plus vite ils arriveraient à destination, non ? Même si un petit malaise s’était installé entre les deux adultes, peu à peu, avec la vitesse, l’air frais, et la vue de l’immense Villa de Sebastiano qui s’approchait, on pouvait sentir qu’ils se détendaient à vue d’œil. Il montra d’un signe de la tête son habitation à Ca